Voies Oubliées

L'anthologie (16)

Des poèmes écrits sur le chemin de fer par des auteurs morts depuis assez longtemps pour que leurs textes appartiennent à tout le monde. Chacun est donné avec son recueil, son année et le lien vers la transcription qui a servi de source.

Le voyage

Prélude

Ah ! comme ça va, / Comme ça va donc vite

Franc-Nohain · 1900
La machine

La locomotive regarde une vache en passant

Calme, immobile, / Dans le petit pré tranquille, au long de la ligne,

Franc-Nohain · 1900
Les gens du rail

L'âme des chefs de gare

Les chefs de gare ont cette âme sceptique et narquoise / Des gens qui en ont bien vu d’autres :

Franc-Nohain · 1900
Les gens du rail

Dans le petit jardin du garde barrière

Dans le jardin du garde-barrière, — / Jardin qui n’est

Franc-Nohain · 1900
Les gens du rail

Lampisterie

La lampisterie est cet endroit plein de silence, / Où sont les lampes,

Franc-Nohain · 1900
Les gens du rail

Le visiteur

— Messieurs les freins, j’ai bien l’honneur, / Car je suis votre visiteur. —

Franc-Nohain · 1900
La machine

Parallèlement

Parallèles / D’un parallélisme éternel,

Franc-Nohain · 1900
Le voyage

La protestation des pendules

Nous aurons une petite / Villa ornée de clématites

Franc-Nohain · 1900
Les gares

Nocturne

La petite gare est endormie, / Endormis,

Franc-Nohain · 1900
Le voyage

Passage à niveau

— Un son de cloche, / Le train est proche ! —

Franc-Nohain · 1900
Le voyage

Le temps des bouillottes

Il est revenu, le temps des bouillottes, / Le temps des frimas,

Franc-Nohain · 1900
Les gares

Ronde des départs

— Pour montrer que nous sommes tristes, / Il convient d’agiter nos mouchoirs de batiste.

Franc-Nohain · 1900
Les gares

Simple légende

J’ai rêvé d’une petite gare, dans un pays perdu, / Où personne, jamais personne, ne serait descendu.

Franc-Nohain · 1900
La fin

La dernière ronde

Nous n’irons plus aux gares, / Tous les trains sont coupés :

Franc-Nohain · 1900
Le voyage

Malines

Vers les prés le vent cherche noise / Aux girouettes, détail fin

Paul Verlaine · 1874
Le voyage

Charleroi

Dans l’herbe noire / Les Kobolds vont.

Paul Verlaine · 1874

Les poèmes des visiteurs

La page est ouverte : une gare d'enfance, un passage à niveau supprimé, un talus qu'on remonte depuis trente ans. Il faut un compte pour écrire — le même que pour commenter une fiche — et rien pour lire.

Lire et écrire

Ce qui n'est pas ici. Les deux poèmes ferroviaires les plus cités en français — la Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars et l'ode « Prête-moi ton grand bruit » de Valéry Larbaud — manquent à cette page, et vont y manquer un moment : leurs auteurs sont morts en 1961 et 1957, leurs textes restent protégés en France jusqu'en 2032 et 2028.

Les métiers dont parlent ces poèmes — lampiste, garde-barrière, visiteur — sont décrits dans les métiers oubliés du rail ; les lignes qu'ils parcourent sont dans les fiches de ligne et sur la carte.