Voies Oubliées
Inventaire des lignes disparues — d'après Archéologie Ferroviaire

Inventaire / Languedoc-Roussillon / Hérault

Montpellier Béziers-Nord

Fiche de faits (longueur, gares, dates, compagnie) d'une ligne ferroviaire aujourd'hui disparue ou désaffectée. Données historiques reformulées à partir de l'inventaire d'Archéologie Ferroviaire ; localisation indicative.

Fonds historiques IGN (état-major, vue aérienne 1950-1965) via le sélecteur de la carte · comparer avant/après sur Remonter le temps (IGN).

Longueur
≈ 76 km
Ouverture
20 janvier 1873
Fermeture voyageurs
1953
Département(s)
Hérault

Histoire

Créée en 1868, la Compagnie des chemins de fer d’intérêt local du département de l’Hérault construit et exploite dans ce département des lignes ferroviaires complétant les dessertes mises en place par la Compagnie du Midi et le PLM. Elle obtient la concession d’une première ligne entre Montpellier et Palavas, ouverte le 6 mai 1872, qui rencontre immédiatement le succès. Les difficultés surgissent dès 1873 avec l’apparition du phylloxéra et de la crise qui en découle dans le Midi viticole. « Bien que déclarée en faillite, la Compagnie de l’Hérault réussit malgré tout à éviter la déchéance en signant un concordat avec ses créanciers. Elle émet des nouveaux titres cotés en bourse et passe des conventions avec le département l’autorisant à poursuivre la construction du réseau dont elle sera à la fois le propriétaire et l’exploitant ». La période d’expansion dure jusqu’à la Première Guerre mondiale où les difficultés réapparaissent.

Entre 1917 et 1927, des avenants aux conventions sont régulièrement signés pour tenter d’améliorer la situation. Le département rachète finalement le réseau et l’afferme à la Société générale des chemins de fer économiques (SE). En 1965 la SE devient la CFTA sans effet favorable sur l’évolution de la situation du réseau. En 1968, il ne subsiste que deux lignes encore exploitées : Montpellier - Palavas pour les voyageurs et Béziers - Saint-Chinian et son antenne Maureilhan – Colombiers pour les marchandises. Le 16 janvier 1968, le conseil général vote la suppression du réseau et de son exploitation. Les Chemins de fer de l’Hérault disparaissent le 31 octobre 1968 et, avec eux, s’éteint le train de Palavas. Pourtant l'histoire ne s'arrête pas là : moins de trente ans plus tard, les Chemins de fer de l’Hérault renaissent.

Le département fut propriétaire de la ligne Colombiers – Cazouls-les-Béziers, exploitée depuis 2005 par la régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône. En fait, la circulation des trains de marchandises n’a jamais cessé sur ce tronçon : à la fermeture du réseau, en 1968, il fut transféré à la SNCF, puis repris par le département après l’abandon de son exploitation par la Société nationale[réf. nécessaire]. En 2017, la région Occitanie devient propriétaire de cette ligne.

Texte : extrait de l'article Wikipédia « Chemins de fer de l'Hérault » (version du 2026-07-21), sous licence CC BY-SA 4.0auteurs et historique.

Repères historiques

  • Exploitation : Compagnie des Chemins de fer de l’Hérault.
  • Ouverture : 20 janvier 1873.
  • Fermeture au trafic voyageurs : 1953.
  • Fermeture au trafic marchandises : 1954.

Gares et haltes (22)

Les gares soulignées ont leur propre fiche.

Montpellier-Chaptal Celleneuve Lavérune Pignan/Murviel Cournonterral-Coulazou Cournonsec Montbazin-IL Poussan Balaruc-IL Bouzigues Loupian Mèze Font-Mars Saint-Martin Montagnac Pézenas-Nord Tourbes Valros Servian Bassan Boujan Béziers-Nord

Correspondances

  • Montpellier-Chaptal : correspondance pour Montpellier-Esplanade
  • Celleneuve : correspondance pour Rabieux
  • Poussan : raccordement vers Montbazin/Gigean et Montpellier
  • Bouzigues : raccordement vers Balaruc-le-Vieux et Sète
  • Font-Mars : correspondance pour Agde
  • Pézenas-Nord : NB : pas de correspondance pour Vias et Lodève
  • Béziers-Nord : correspondance pour Saint-Chinian

Département(s) traversé(s)

Voir aussi

Source des faits historiques : Archéologie Ferroviaire (archeoferroviaire.free.fr) — inventaire des lignes ferroviaires disparues de France. Faits reformulés ; localisation approximative issue de la même source.
Cartographie : © contributeurs OpenStreetMap (ODbL).